SIDA ET DEPISTAGE DU VIH

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1er décembre : Journée mondiale de la lutte contre le SIDA, qui reste un problème mondial majeur de santé publique. L’épidémie ne faiblit pas : fin 2017, on comptait encore dans le monde environ 36,9 millions de personnes vivant avec le VIH (virus à l’origine du SIDA), dont 1,8 million d’enfants. Chaque année, la France enregistre environ 6 000 nouveaux cas et l’on estime qu’actuellement, 25% des séropositifs ignorent leur situation. D’où la nécessité d’un dépistage systématique.

A l’heure actuelle, les populations les plus exposées au VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) sont les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, désignés par le terme HSH, ainsi que les hétérosexuels nés à l’étranger. Ils représentent respectivement 43% et 39% des nouveaux cas identifiés, parfois à un stade avancé.

 Ignorer sa séropositivité pose un double problème :

  • On peut facilement contaminer ses partenaires lors de rapports non protégés.
  • On ne peut pas bénéficier d’un traitement antirétroviral qui permet de vivre dans de meilleures conditions.

Quand demander un dépistage du VIH ?

 Le dépistage s’avère le seul moyen d’enrayer la multiplication du virus au sein de la population. Pour qu’un test de dépistage soit fiable, il doit être réalisé au moins 3 mois après le moment où l’on estime avoir été exposé au virus.

De façon générale, un dépistage est recommandé :

  • tous les 3 mois pour les HSH
  • au moins une fois par an pour les personnes originaires de zones de forte prévalence comme l’Afrique Subsaharienne et les Caraïbes ou encore les usagers de drogues par injection
  • au moins une fois au cours de la vie entre 15 ans et 70 ans dans les autres cas.

 Comment dépister le VIH ?

Le test du VIH consiste à détecter la séropositivité, c’est-à-dire la présence des anticorps anti-VIH dans un échantillon de sang. La méthode de référence est le test ELISA, réalisé à partir d’une prise de sang. Si le résultat est positif, ce test doit être confirmé par un autre test de dépistage, le Western Blot. En effet, dans 0,5 % des cas, il existe un risque de « faux positif », c’est à dire un résultat indiquant la présence du virus alors que ce n’est pas le cas.

Les CeGIDD (Centres gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic) et certaines associations proposent un test de dépistage rapide ou TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique du VIH). Le résultat s’obtient en 20 à 30 minutes. S’il est positif, il doit cependant être confirmé par un test classique via une prise de sang et une analyse en laboratoire.

Enfin, il est possible d’acheter en pharmacie des tests d’auto-dépistage. Ces autotests sont une option supplémentaire pour encourager le dépistage. Ils permettent de toucher des jeunes jamais dépistés mais intéressés par des outils démédicalisés, ainsi que des HSH familiers du dépistage et réticents à l’idée de se rendre dans un CeGIDD. De même que le TROD, l’auto-dépistage ne peut fournir un diagnostic positif définitif. Il doit donc être confirmé ou infirmé via une prise de sang et une analyse en laboratoire.

Pour davantage de confidentialité, la prise de sang peut être effectuée à domicile.

Quels traitements contre le VIH ?

Il n’existe pas de moyen de guérir l’infection par le VIH. En revanche, des médicaments antirétroviraux (ARV) peuvent stopper sa multiplication dans l’organisme, avec les bénéfices suivants :

  • La maladie, le SIDA, ne se déclare pas.
  • Le système immunitaire est soulagé et reconstitue sa capacité à combattre les infections.
  • Les personnes séropositives, ayant une charge virale rendue indétectable, ne transmettent plus le VIH lors de rapports sexuels non protégés.
  • Leur espérance et leur qualité de vie augmentent considérablement.

Quand on est diagnostiqué séropositif, il est donc recommandé de commencer le plus rapidement possible un traitement antirétroviral (TAR). Un TAR standard combine trois principes actifs, raison pour laquelle on parle aussi de trithérapie ou traitement combiné. Ces principes actifs peuvent être regroupés dans un seul médicament ou répartis entre plusieurs médicaments.

En 2017, 21,7 millions de personnes dans le monde, vivant avec le VIH ont reçu un traitement antirétroviral, ce qui correspond à un taux de couverture mondiale des adultes et des enfants de 59%. Néanmoins, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour étendre encore le traitement, notamment chez les enfants et les adolescents.

L’élargissement de l’accès aux TAR est au cœur de la stratégie de l’OMS pour 2020 ambitionnant de mettre fin à l’épidémie de SIDA d’ici à 2030.

SOURCES

– OMS : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/hiv-aids

– SIDA INFO SERVICE : https://www.sida-info-service.org

 

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