Cancer du sein et récidive

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OCTOBRE ROSE : osons évoquer la récidive, heureusement de plus en plus rare. Si 3 cancers du sein sur 4 sont guéris grâce aux avancées de la recherche, le risque de récidive n’a pour autant pas totalement disparu. Un espoir : l’apparition de nouvelles technologies permettant d’agir au plus tôt.

Vous venez de remporter une victoire contre le cancer ! Mais il est essentiel de continuer à vous faire suivre régulièrement, même si cela est anxiogène. Des consultations de contrôles, tous les 6 mois pendant au moins 5 ans, vont permettre de vérifier que vous avez bien supporté votre traitement et ses effets secondaires, et que vous ne faites pas de récidive. Au bout de 5 ans, vous serez considérée comme guérie.

Les risques de récidive

 Dans 80 à 90% des cas, le cancer du sein est traité à temps. La chimiothérapie, en éliminant les cellules cancéreuses dans tout le corps, réduit considérablement le risque de récidive. Malheureusement, dans certains cas, une rechute peut se produire :

  • La récidive locale ou loco-régionale, qui se manifeste au même endroit ou à proximité de la tumeur primaire.
  • Les métastases, qui se manifestent à distance de la lésion initiale et souvent dans un tout autre organe. Ces métastases sont liées à la migration de cellules tumorales dans le corps via la circulation sanguine ou lymphatique. Elles se manifestent le plus souvent dans les cinq ans après le diagnostic, d’où la durée de la surveillance post-cancer.

Selon le type de cancer et les traitements antérieurs, une récidive locale va être traitée par la chirurgie ou par des rayons, suivis de chimiothérapie ou d’hormonothérapie. Si on est en présence de métastases, la chirurgie seule ne suffit pas et est souvent complétée par des thérapies ciblées.

De nouveaux indicateurs de prédiction

Des technologies innovantes sont actuellement développées pour identifier des biomarqueurs pronostiques, comme la “biopsie liquide“, par opposition à la biopsie des tissus. A partir d’une simple prise de sang, il devient possible de détecter 3 types de biomarqueurs indiquant la présence de cellules cancéreuses :

Les CTC
Les Cellules Tumorales Circulantes (CTC) sont les cellules qui se détachent de la tumeur d’origine et passent dans la circulation sanguine. Leur nombre est particulièrement élevé dans les cancers du sein inflammatoires, forme rare mais agressive de cancer du sein.

L’ADNtc
Certaines cellules tumorales peuvent mourir et ce faisant, libérer dans la circulation sanguine des fragments de leur matériel génétiques, appelés ADN tumoral circulant.

Les Exosomes
Les cellules cancéreuses peuvent également libérer des exosomes, qui sont des vésicules microscopiques contenant des protéines et du matériel génétique.

 Un enjeu de santé publique

La mise en évidence de ces biomarqueurs pronostiques dans le sang nécessite des techniques d’analyse extrêmement sensibles et spécifiques. Ces techniques se basent sur les propriétés physiques des biomarqueurs (taille, densité) ou sur leurs propriétés biologiques. Elles permettent à l’équipe médicale de personnaliser le traitement en fonction de la nature et du nombre de biomarqueurs identifiés.

La détection des risques de récidive est un enjeu majeur dans la prise en charge des cancers du sein et de nombreuses recherches sont actuellement menées en vue d’améliorer la technologie jusqu’à ce qu’elle allie rapidité, exactitude et sensibilité et bon rapport coût-efficacité. Pourquoi pas en ayant recours à la nanotechnologie ? A suivre de près.

SOURCES

Institut Curie : https://curie.fr/actualite/cancers-du-sein/cancer-du-sein-un-nouvel-indicateur-du-risque-de-recidive

SOS Cancer du sein : http://www.soscancerdusein.org/sos-cancer-du-sein-apres-un-cancer-44.html

La ligue contre le cancer : https://www.ligue-cancer.net/vivre/article/26501_quand-le-cancer-revient

 

 

 

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